A chaque rentrée scolaire, le GIP Alfa collecte via son Observatoire Sanitaire, Médico-social et Social (OSMS) les informations relatives aux inscrits en formation dans les filières de santé et de travail social en région Centre-Val de Loire.
Cette observation dédiée permet de construire et partager une photographie régionale des apprenants sur l’ensemble des promotions, d’identifier les taux de remplissage par filière et de caractériser le profil des inscrits en première année.
Instantanés OSMS - édition 2026
Vous retrouvez les chiffres clés de la rentrée 2025-2026.
Panorama dynamique : une datavisualisation
En complément de ces infographies, nous vous proposons un panorama dynamique de la rentrée 2025-2026 sur les 26 filières de formation observées via une datavisualisation :
L'analyse
Près de 9 200 inscrit·e·s dans les filières sanitaires et sociales
À la rentrée 2025-2026, la région Centre-Val de Loire compte 9 155 inscrit·e·s au sein de 26 filières de formation, toutes années de formation confondues :
- 7 314 apprenant·e·s dans 15 filières de santé
- 1 841 apprenant·e·s dans 11 filières sociales
Les formations de niveau 3 et 4, accessibles sans condition de diplôme, sont au nombre de six : accompagnant éducatif et social, aide-soignant, ambulancier, auxiliaire de puériculture, moniteur-éducateur et technicien de l'intervention sociale et familiale. Ces formations concentrent 22% des effectifs.
En complément, 78% des apprenants sont donc inscrits dans une formations de niveau post bac. Précisons que parmi ces formations, certains cursus sont dits « spécialisés » car il est nécessaire d’être au préalable détenteur d’un diplôme, voir même d’avoir exercé quelques années en tant que professionnel pour y postuler. C’est le cas pour la spécialisation des infirmiers (anesthésiste, bloc opératoire et puériculteur), pour les missions d'encadrement et de direction (Cadre de santé, CAFDES, CAFERUIS) et pour les cursus de préparateur en pharmacie hospitalière, de conseiller en économie sociale familiale, et d'ingénierie sociale.
7% des promotions suivent leur cursus en alternance via un contrat d'apprentissage ou un contrat de professionnalisation.
Si cette voie est une modalité bien ancrée et répandue dans les formations sociales (18% des inscrits sur cette rentrée), elle tend à se développer également au sein de certains cursus de santé mais reste encore sur des volumes faibles (moins de 4% des promotions).
79% des inscrits dans une formation de santé se forment aux métiers d'infirmier et d'aide-soignant.
Dans les filières sociales, 78% des apprenants se répartissent au sein de 4 cursus : Educateur spécialisé, Assistant de service social, Moniteur-éducateur et Educateur de jeunes enfants.
Plus de 5 200 Places ouvertes en 1ère année
5 226 places sont proposées hors apprentissage en première année sur cette rentrée 2025 dont 3 760 places dans les filières de santé et 1 466 places dans les filières sociales.
Deux formations présentent une évolution dans leur offre :
- La filière Sage-femme dont l’école est implantée en Indre-et-Loire, propose un quota de 38 places soit 3 places supplémentaires par rapport à la rentrée passée.
- La filière Masseur-kinésithérapeute qui est dorénavant dispensée au sein de deux départements, offre actuellement un potentiel régional de 153 places (+53 places par rapport à 2024). Une nouvelle école implantée en Indre-et-Loire a accueilli sa première promotion à la rentrée de septembre 2025 pour un quota de 38 places. L’école du Loiret a quant-à-elle augmenté de 15 places pour proposer 115 places en première année.
Les autres cursus sont restés sur une capacité d’accueil stable en première année sur la rentrée 2025-2026.
4 721 apprenants sont inscrits en première année : 87% émargent sur les 5 226 places agréées et 13% sont admis en complément. Cet effectif supplémentaire est composé des apprentis, des redoublants, des ré-intégrations après une période d’interruption et des candidats en parcours post-VAE.
En filtrant uniquement sur les inscrits admis sur les places agréées, 79% des places sont pourvues pour l'ensemble des filières, 89% dans les formations de santé et 52% dans les formations sociales.
L’intégration des effectifs en complément permet de relever le taux de remplissage global à 90%.
Comparativement aux filières de santé, les filières de travail social affichent globalement un taux de remplissage faible. Le financement des formations dans le secteur social étant différent, cela explique en partie ce constat qui perdure depuis plusieurs rentrées. En effet, sur la capacité d’accueil totale agréée (hors apprentissage) dans les filières sociales, seule une partie des places est éligible au financement du Conseil régional (Subvention et PRF) : 39% des places proposées sur cette rentrée. Il s'agit pour les candidats non éligibles à une prise en charge régionale de mobiliser d'autres organismes (OPCO/Employeurs/Transition pro/autres) pour assurer le financement, ce qui peut limiter les candidatures potentielles.
Des filières qui restent encore très féminisées
84% des promotions en première année sont composées de femmes, les filières sanitaires et sociales restent encore très genrée à quelques exceptions. Une évolution a été néanmoins constatée : 12% d’hommes étaient recensés en 2020, 15% en 2023 et 16% sur cette dernière rentrée de 2025.
Les formations en lien avec la petite enfance et la santé de la femme ainsi que celle de préparateur en pharmacie hospitalière sont particulièrement marquée par la féminisation des apprenants, plus de 97% des inscrits.
Le cursus Ambulancier est le seul à concentrer une majorité d’hommes parmi ses effectifs (59%).
Un apprenant sur deux a moins de 21 ans à son entrée en formation
50% des premières années ont moins de 21 ans à leur entrée en formation, en cohérence avec la typologie des statuts : 52% ont un statut d’élève ou d’étudiant.
Cet indicateur peut cependant apparaitre bas, dans la mesure où 93% des inscrits en première année suivent une formation qui ne requiert ni un diplôme préalable ni une expérience professionnelle pour être admis, donc accessible dans la continuité d’un parcours de formation initiale.
Si des redoublements dans le parcours scolaire précédent peuvent éclairer ce constat, il est probable d’une part, que certains aient démarré un premier cycle de formation dans un autre domaine avant de se réorienter vers ces filières de formation. Et d’autre part, cela peut illustrer également des parcours de reconversion et d’évolution professionnelle pour des publics déjà ancrés dans le monde professionnel.
Des apprenants originaires de la région Centre-Val de Loire
L'offre de formation proposée en région est attractive auprès des natifs de la région : 86% des premières années sont originaires du Centre-Val de Loire, un indicateur qui progresse au fil des rentrées (79% en 2020, 82% en 2023).
Cet ancrage géographique du public formé peut apparaitre comme un facteur favorable quant au maintien en région une fois l’obtention du diplôme pour travailler dans les secteurs recruteurs du territoire.
Les promotions engagées dans un cursus de niveau 3 et 4 sont encore plus marquées par ce fort ancrage géographique (95%), et se forment en grande majorité au sein de leur département d'habitation (88%).
L'impact de ParcourSup pour les formations soumises à une admission via la plateforme nationale avait conduit dans les premières années de sa mise en place à une arrivée plus massive d’apprenants originaires d’autres régions, cette tendance tend à diminuer au fil des rentrées.
Seuls deux cursus concentrent une majorité d'apprenants originaires d'une autre région : ergothérapeute et préparateur en pharmacie hospitalière.
